Les ordonnances Macron modifient en profondeur le fonctionnement des instances représentatives du personnel. D’ici 2020, le CE, le CHSCT et les délégués du personnel fusionneront pour ne former qu’une seule instance : le comité social et économique (CSE).

Dans certaines situations, les instances représentatives du personnel peuvent se faire assister d’un expert. Les ordonnances Macron modifient profondément la règle du jeu de prise en charge du coût de l’expertise.

 

SYNTHESE DES EXPERTISES MANDATEES PAR LE CSE

Consultations récurrentes

Prise en charge du coût de l’expertise

Situation économique et financière de l’entreprise

Orientations stratégiques de l’entreprise

 

Politique sociale de l’entreprise

100 % à la charge de l’employeur

80 % à la charge de l’employeur, 20 % à la charge du CSE (sur le budget de fonctionnement)

100 % à la charge de l’employeur

Consultations ponctuelles

Prise en charge du coût de l’expertise

Licenciement collectif pour motif économique

Risque grave

Opération de concentration

 

Droit l’alerte économique

 

Offre publique d’acquisition

Projet important portant sur l’hygiène, la sécurité, et les conditions de travail

Négociation sur l’égalité professionnelle (entreprise d’au moins 300 salariés)

Introduction de nouvelles technologies (entreprise d’au moins 300 salariés)

Aménagement important modifiant les conditions de santé, sécurité ou les conditions de travail

100 % à la charge de l’employeur

100 % à la charge de l’employeur

80 % à la charge de l’employeur, 20 % à la charge du CSE (sur le budget de fonctionnement)

80 % à la charge de l’employeur, 20 % à la charge du CSE (sur le budget de fonctionnement)

80 % à la charge de l’employeur, 20 % à la charge du CSE (sur le budget de fonctionnement)

80 % à la charge de l’employeur, 20 % à la charge du CSE (sur le budget de fonctionnement)

80 % à la charge de l’employeur, 20 % à la charge du CSE (sur le budget de fonctionnement)

80 % à la charge de l’employeur, 20 % à la charge du CSE (sur le budget de fonctionnement)

80 % à la charge de l’employeur, 20 % à la charge du CSE (sur le budget de fonctionnement)

Le CSE peut également mandater un expert-comptable pour assister les syndicats dans la négociation d’un accord de compétitivité. Il en est de même en cas de recherche d’un repreneur en cas de projet de fermeture d’un site d’une entreprise d’au moins 1 000 salariés.

Le CSE doit établir un cahier des charges sur la mission confiée à l’expert. L’expert doit notifier à l’employeur le coût prévisionnel, l’étendue  et la durée de l’expertise.

Didier FORNO

CEOLIS, Expert-comptable du CSE

Publié le 28/11/2017